Directeur Capitale Nationale et responsable du Comité Hors-Sentiers
Le Snow Hawk 800 HO 2007
Mon Snow Hawk Aventure du vendredi 15 décembre
Les essais dans le Parc des Laurentides
Le vendredi 15 décembre dernier,
Patrick Boucher, président de l’ADMDQ et moi-même, Luc Joubert, directeur de la région de la Capitale-Nationale et directeur du comité de la pratique de la motoneige en Hors piste, avons été invité par les responsables de AD Boivin à essayer, dans le cadre d’un évènement Snow Hawk aventure, le Snow Hawk 800 HO, 2007.
Les gens de Snow Hawk aventure nous ont accueillis avec très grande courtoisie en nous expliquant d’abord à quoi s’apparente cette bibitte qu’est le Snow Hawk. Malgré les conditions de neige tardant à s’améliorer pour l’ensemble du Québec, nous avons pu profiter de conditions acceptables pour les essais qui ont cependant dû être suspendu en fin de journée en raison de la pluie et des conditions dégradées en ce 15 décembre.
Mes commentaires sur les essais du Snow Hawk 800 HO 2007
Une Moto Neige !
La conduite de ce véhicule requiert des habilitées s’apparentant à la conduite de trois types de véhicules soit, la moto, la motoneige et la motomarine.
La moto en raison de sa configuration, un véhicule étroit qu’on enfourche avec un guidon et une poignée des gaz rotative et le style de conduite nécessitant un équilibre et des notions de contre-braquage et de transfert de poids.
La motoneige parce que d’abord et avant tout c’en est une et une vrai. Une moto, circulant sur la neige. Elle comporte un ski en avant et est propulsée par une chenille en rotation. Elle se tire très bien d’affaire sur le terrain de la motoneige, autant en hors piste qu’en sentier.
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La motomarine parce qu’elle requiert des réflexes semblables lors des manœuvres de virage et de freinage en virages. Sur le Snow Hawk, la poignée d'accélération est votre meilleure amie dans la majorité des situations de conduite. Elle doit cependant être dosée avec le réflexe approprié lors de manœuvres diverses.
Le véhicule
Son comportement
Le Snow Hawk a subi d’importantes modifications et améliorations sur ses modèles récents. Le ski a subi toute une révision et a gagné beaucoup en stabilité à basse vitesse. La chenille avec crampons taillés en demi cercle permet quant à elle des virages en douceur. Un pad arrière spécial permet d’alimenter les radiateurs en neige fraîche. Autre particularité de ce pad, en lançant la neige dans le radiateur sous le banc, lors de départ rapides cela ne créé pas de petit amoncellement de neige dans le sentier comme le fait une motoneige.
Cette particularité permet une utilisation en sentier sans aucun effet sur la qualité de ceux-ci après le passage d’un ou de plusieurs Snow Hawk. Le puissant moteur 800 cc de la Snow Hawk 800 HO est vraiment la meilleure option pour ce type de véhicule. Sa puissance permet une plus grande versatilité et agilité puisque comme mentionné plus tôt, la poignée d'accélération étant votre meilleure amie sur cette machine et bien a 800 cc vous pouvez compter sur un très bon ami.
La commande d'accélération de type poignée de moto donne l’impression de nécessiter une adaptation, mais dès le premier coup de gaz, on oublie immédiatement ce détail et on se conforme parfaitement à son fonctionnement.
La selle est très confortable, est assez large et assure une position de conduite limitant la fatigue sur les grandes distances.
Les appuis pieds, ‘’les pegs’’ sont un des éléments les plus importants à apprivoiser pour la conduite du Snow Hawk, puisqu'ils deviennent le centre de contrôle et de l’équilibre. J’en reparlerai un plus loin.
L’impressionnant ‘’cab’’ donne l’illusion d’être très imposant avant qu’on enfourche le véhicule, mais une fois dessus on oublie tout de suite car les notions de conduite appropriées pour ce véhicule requierts qu’on regarde plus loin en avant pour anticiper les manœuvres de façon efficaces.
Avant de partir
Ce qu'il faut savoir
La conduite du Snow Hack demandant de travailler plusieurs parties du corps, je recommande fortement de faire quelques étirements des jambes, des bras et des rotations du bassin avant de partir. De toute façon, cela est de réchauffement que nous devrions de toute façon toujours faire avant de pratiquer n’importe quel sport motorisé du genre.
Le démarrage à rappel du Top Gun 800 HO est relativement facile malgré sa grosse cylindrée puisqu’il est muni d’un décompresseur facilitant la manœuvre. Il est à noter que ce véhicule n’est ni muni d’une batterie ni d’un démarreur électrique.
Avant le premier départ lorsqu’on enfourche le véhicule on ne ressent pas vraiment le poids du véhicule puisque le centre de gravité étant assez bas malgré l’impression noté plus tôt de cette critique de ‘’cab imposant’’. Les 410 livres du Snow Hawk sont donc très bien réparties pour faciliter son comportement et sa maniabilité.
Le départ
Le réflexe de tout débutant dont moi-même est de tenter de partir tranquillement ce qui rend très difficile la manœuvre en raison de l’inertie nécessaire à la stabilité du véhicule. Une fois la poignée d'accélération tournée, il suffit de maintenir la puissance pour se rendre immédiatement compte que le Snow Hawk se redresse tout droit et qu'il est très stable et ce à des plus basses vitesse que j’appréhendais. Selon les informations que j’avais de gens ayant essayé les modèles antérieurs, je croyais qu’il fallait a tout pris rouler au dessus de 30 kmh pour maintenir cette inertie alors que le nouveau Snow Hawk 800 HO permet ce feeling dès que vous atteignez 10 à 15 kmh ce qui est très sécuritaire.
L’acclimatation à la conduite prends un temps différent d’un conducteur à l’autre, le background de conduite de divers types de véhicule est un facteur déterminant sur la durée de cette acclimatation. Dès le départ, ma mémoire sélective à ramenée à mon esprit mes expérience de conduite Enduro de mon défunt et premier véhicule moteur, mon Yamaha IT 250 1979. Le Snow Hawk 800 H.O. 2007.est un gros enduro des neiges.
Après quelques minutes sur le Snow Hawk on se dégourdit et surtout on se déraidit et là est toute la différence entre une bonne ou une mauvaise expérience. Si vous embarquez sur un Snow Hawk et que 30 minutes plus tard vous êtes tout tendu et stressé ce n’est probablement pas le véhicule pour vous.
De la position de conduite stressée et tendue on passe à la conduite relaxe du véhicule et c’est à ce moment que nous pouvons améliorer notre contrôle sur le véhicule, on passe de la jambe intérieure sortie dans les courbes pour se garantir, aux courbes en conservant les pieds sur les ‘’pegs’’ On passe des virages avec le guidon difficile a tourner, aux virages en contre-braquage avec transfert de poids en sortant le genou intérieur, comme sur circuit de course de moto. On passe des hésitations avant un virage, aux virages pleins gaz et en plein contrôle.
Avec un background de enduro, de moto de route en circuit de course, de motoneige, de vtt et de motomarine, j’ai apprivoisé le Snow Hawk très rapidement et j’en ai tout simplement jouit pleinement. Mon seul regret est de ne pas avoir pu le conduire dans des conditions de neige profondes, il y en avait tout simplement pas à l’endroit où les essais ont eu lieu, mais ce n’est que partie remise.
Particularités de la conduite du Snow Hawk
Le Snow Hawk n’est pas un véhicule tout usagers et il est important de le mentionner. Si vous n’avez jamais fait de moto ou de motomarine et que vous n’êtes pas un fervent de bicyclette (important pour le sens de l’équilibre) ou encore que vous n’avez pas fait de motoneige ces dix dernières années, je doute que vous soyez à l’aise sur ce véhicule et que vous y preniez plaisir. Cependant si vous avez déjà eu des petite moto, cyclomoteur, motocross, enduro, motomarine, moto de route et motoneige et que vous avez le goût de rassembler un amalgame de ces sensasions dans une même expérience, vous êtes le profil idéal pour cette bête de neige.
Le Snow Hawk c’est une affaire de feeling. C’est surprenant de voir les gars de AD Boivin déceler, avant même de faire des essais, par simple questionnement, qui aimera et qui n’aimera pas. Et lors du premier arrêt que nous faisons après le premier 10 minutes de piste lors de tels essais, la tendance se confirme et on voit sur les visages les irréductibles qui prennent un vilain plaisir et ceux qui commencent a douter et qui poursuivront dans le doute de leurs capacités ou encore arrêteront simplement les essais.
Dans les bosses, le Snow Hawk est tout simplement surprenant. Il déclasse probablement toutes les motoneiges, même les snow cross, sa largeur moindre en fait un véhicule plus stable de l’arrière dans les bosses et le patin unique en avant permet un enlignement sans faille en traversant une série de bosses rapprochées. D’ailleurs c’est tout un spectacle de voir les participants aux Snow Hawk aventure partir et ralentir dans les bosses au départ et revenir plein gaz dans ces mêmes bosses au retour !
Le feeling du Snow Hawk en sentier avec fond de neige non tapée de 6 pouces c’est un peu comme rouler en enduro dans le sable. Dans les virages, mettre les gaz est important et le contre-braquage aussi. Seul différence, la stabilité du ski du Snow Hawk. Il faut apprendre à avoir confiance au ski car différemment d’une moto dont la roue avant aura tendance à sous virer dans les virages mou, le patin du Snow Hawk est intraitable, il conserve sa trajectoire de façon très efficace, rendant les manœuvres de virages encore plus sécuritaires qu’en moto dans le sable. La seule variante est le degré de confiance que le conducteur lui attribuera et c’est ce qui fera toute la différence sur sa conduite.
Mon verdict
Le Snow Hawk est une classe à part de véhicule procurant un feeling inexplicable sauf en l’essayant soi-même et en tirant ses propres conclusions. Si vous aimez, vous aimez, mais si vous doutez, ne forcez pas la note et prenez le temps nécessaire pour vous acclimater ou bien acceptez que ce véhicule est pour une catégorie spécifique de ‘’riders’’
Pour ma part, je me suis retrouvé 24 ans plus jeune en enfourchant ce véhicule, j’ai ressenti le même feeling que lorsque je roulais en enduro 250 sur les plages de sable bordant le fleuve ou encore dans les routes à gravier des rangs de mon coin de pays durant ma jeunesse. J’ai ressenti le même sentiment de liberté que me procurait mon enduro dans le temps.
Le fait que la conduite nécessite constamment de travailler avec toutes les parties du corps, que la position assise n’est qu’une option parmi les positions debout, assis et en transfert de poids, fait de ce véhicule un véhicule de feeling. Les transfert de poids dans les virages, les techniques empruntées à la conduite de moto sur track de course, à la conduite de motomarine, de la motoneige, en font un véhicule hors de l’ordinaire et complet à la fois.
Bref je recommande fortement cette expérience à toute personne aimant les feelings et les différence. Si vous êtes du type motoneige ou de moto tourisme, qui ne génère jamais aucune goûte de sueur lors de vos sorties, ce véhicule n’est définitivement pas pour vous. Mais si vous caressez le rêve de revivre des émotions, cachées aux confins de votre mémoires, que vous avez ressenties lors d’expérience en enduro, motocross, moto sportive, motoneige en terrain bosselé, motomarine sportive, bicyclette de montagne, bicyclette de descente, vous avez le profil et apprécierez l’expérience Snow Hawk à sa juste valeur.
Un gros merci a l’équipe de Snow Hawk aventure et de AD Boivin, particulièrement Luc Vaillancourt, Christian Sohier et Éric Ferland, qui nous ont permis de pleinement savourer cet évènement. Si vous avez des commentaires et/ou des questions concernant cet article, écrivez-moi !