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Comité Impact environnemental





Peut-on prospérer à contre sens des valeurs dominantes ?

Selon les sondages préélectoraux de la dernière campagne électorale fédérale, l’environnement est la première préoccupation des canadiens.

Les protocoles internationaux de réduction de la pollution font maintenant parti de l’actualité et confronte chaque consommateur à adopter de nouveaux comportements plus respectueux de l’environnement. L'industrie de la motoneige ne peut prospérer à contresens des valeurs dominantes.

Les préoccupations des consommateurs et de la population ont changées. La motoneige ne s’est pas encore mise au diapason de ces nouvelles valeurs. Elle symbolise dans l’opinion publique, un engin polluant et bruyant provenant d’une autre époque. L'image de la motoneige doit changer radicalement pour ne pas devenir un frein à son propre développement.

Il y a actuellement une importante clientèle potentielle en attente. La génération des baby-boomers qui prenne leur retraite représente une clientèle ayant un pouvoir d’achat important et ils manifestent un intérêt pour le plein air, mais ils ne veulent pas nécessairement s’adonner à des activités sportives exigeantes. De plus, beaucoup d’entre eux ont déjà pratiqué la motoneige dans leur jeunesse. Ces personnes n’achètent pas de motoneige, parce que la motoneige n’est pas associée à une activité « plein air » en plus d’avoir une mauvaise réputation auprès d'une certaine partie de la population.

D’autres segments de clientèle sont dans la même situation. Ces personnes attendent un changement de statut de la motoneige. Un changement d'orientation vers un véhicule encore plus vert et bien orchestré peut amener cette nouvelle ère dans le monde de la motoneige et ramener massivement cette génération dans les sentiers comme dans la années 1970.

Dans ce contexte, l’ADMDQ entend discuter et collaborer avec des groupes environnementaux sérieux et ouverts afin d'inciter les fabricants à mettre encore plus d'énergies et de ressources à la conception de motoneiges toujours moins bruyantes et moins polluantes.

Ces actions seront aussi l’occasion de promouvoir les initiatives technologiques comme les systèmes SDI et E-Tec ainsi que des résultats de recherches universitaires consacrées à la motoneige verte. L’objectif est de démontrer que l’industrie de la motoneige est aussi en évolution et en recherche de solutions face aux défis environnementaux. Le fabricant qui prendra les devants sur le sentier vert de la motoneige rehaussera son image corporative en s’associant au plein air, consolidera son positionnement de leader parmi les manufacturiers et posera une action concrète en faveur de l’environnement.

L’annonce de la venue d’une motoneige verte permettra à ce fabricants d’épouser les valeurs dominantes des consommateurs. De plus, une amélioration de l’image de la motoneige facilitera grandement le travail des bénévoles qui entretiennent courageusement et avec acharnement un réseau de sentiers au service de l’industrie de la motoneige. Sans ce réseau, l’industrie de la motoneige deviendrait vite moribonde.

Face aux problèmes réels que subit actuellement la motoneige, il faut entreprendre des actions concrètes. Les remparts législatifs à l’intérieur desquels nous aménageons actuellement nos sentiers, bien qu’indispensables, demeurent une palliation et peuvent s’effondrer à tous moment.

Nous croyons que la collaboration entre des motoneigistes et des groupes environnementaux sérieux et capable d'ouverture et d'objectivité proposent une action suffisamment novatrice pour marquer le début d’une autre conquête de la motoneige. Celle des sentiers sans préoccupations, sans droit de passages en péril et sans menace constante de fermeture.Des sentiers verts, pour un hiver blanc.

Patrick Leduc

Pour en savoir davantage au sujet du Clean Snowmobile Challenge qui favorise la création d'une motoneige verte(En anglais seulement)

http://students.sae.org/competitions/snow/

 


Qui sont les gestionnaires du territoire ?

Prise de position envoyée aux médias pour fin de lettre ouverte

rédigée par Monsieur Patrick Leduc


Certains jouent au golf, d’autres aiment la voile, plusieurs font du vélo ou jouent au tennis ou au badminton. Il y en a plusieurs qui préfèrent assister à des spectacles, plonger dans des lectures de leur intérêt ou encore faire du ski.

Qui peut juger de la façon dont se récréent les gens? Pourquoi le golf pour certains et le bridge pour d’autres? Peut-on juger ce choix ? Semble -t- il que oui ! Par deux fois des juges ont décidé que les gens pouvaient faire du vélo sur une infrastructure collective payée par les contribuables mais, ne pouvaient faire de la motoneige sur ce même sentier.

Par deux fois, les juges ont décidé de l’aménagement du territoire contre la volonté des élus locaux et de la volonté de la majorité de la population qu’ils représentent. Des décisions favorables à 30 personnes privilégiées dans la cause du P’tit train du nord au détriment du passage de 100 000 motoneigistes et à 2 propriétaires privilégiés dans la cause d’expropriation à Saint-Zénon au détriment de toute une infrastructure touristique hivernale dont la motoneige en est le moteur

L’appareil juridique québécois semble lui aussi participer à ce grand blocage du développement et ainsi s’assurer de l’immobilisme des régions et de la fuite des capitaux vers les sentiers ontariens ou américains. Le juge Verrier dans sa décision concernant la cause d’expropriation à St-Zénon soupçonnait que le sentier visé était aménagé dans « l’intérêt de certains commerces ».

Doit-on comprendre que le développement de corridors récréo-touristiques ne doit surtout pas servir l’intérêt de certains commerces et qu’à ce prix vaut mieux ne rien développer ? Heureusement, l’appareil législatif s’active à défendre la prospérité des régions et à redonner aux élus locaux le pouvoir de gérer leur territoire.

Le droit à la propriété est fondamental dans notre société. L’expropriation touche toujours une corde sensible de notre condition. À cet égard, l’existence d’un réseau de sentiers de motoneige implantés en grande partie sur des terres privées au moyen de droits de passage négociés un à un demeure un exemple de civilité

Il s’agit d’un espace convivial de notre hiver, un trait d’union entre le capitalisme et le socialisme et un lieu de redistribution de l’argent des villes vers les campagnes. Ce réseau de sentiers construit par des actions bénévoles est la plus importante infrastructure communautaire du Québec. Il met à la disponibilité de la collectivité la découverte des grands espaces blancs qui caractérisent notre géographie. Il n’y a qu’une société distincte capable d’un tel ouvrage.

Patrick Leduc